Urielle en Ecosse

En Ecosse avec notre chien

L’Ecosse n’était à priori, pas la destination que nous aurions choisie pour partir en vacances.  Fan de soleil et de chaleur, nous avons toujours privilégié les destinations lointaines vers lesquelles nous partions en hiver. Nous avions un autre site pour nos voyages : Cinquantenaires en voyage

En prenant la décision d’accueillir notre fifille est également venue celle de changer nos destinations et nos manières de voyager.  L’Ecosse s’est imposée à nous car nous avions été enchantés de l’accueil des anglais lors de notre premier voyage avec Youyou.

Notre itinéraire en camping car

Pas si facile de construire son itinéraire pour 15 jours. Beaucoup de lectures d’autres voyageurs/bloggers, de sites de voyages.  On a envie de découvrir un maximum.

Ce qui nous séduit dans l’option camping car est d’une part le côté plus économique, mais surtout la liberté de se déplacer sans avoir à réserver les hôtels à l’avance.  L’Angleterre est chère et les propositions d’hébergements et les prix nous ont décidés à louer le Van. Evidemment, cela demande un peu plus d’organisation.

Nous avons cherché de nombreuses informations pour les parkings et/ou campsites où passer la nuit sur le site Park4night. Google et google maps sont bien évidemment, des incontournables et une mine d’informations.

J’en profite pour remercier Jean pour les précieuses informations renseignées sur son magnifique site : A Kiss from UK et sa gentillesse à me fournir quelques conseils.

Nous avons loué notre camping car via Roadsurfer. Découvrez notre Roadhouse, qui sera notre maison tout confort pendant 15 jours.

Pour nos toutous, avant le départ :

Vaccin contre la rage : minimum 21 jours avant le départ + Vermifuge spécifique contre l’Echinococcus entre 5 jours et 1 jour avant le départ.

Préambule au récit de nos aventures

Encore une fois, comme c’est souvent le cas lorsque je prévois nos itinéraires, j’ai trop d’ambition !  Réaliser toute une boucle sud/ouest/nord/est en 15 jours avec un van en Ecosse ne permet, finalement qu’un aperçu global.  Cela ne laisse pas vraiment le temps de se poser, de découvrir correctement, d’aller à la rencontre des gens.

Avant d’y être, on se dit que certaines distances ne sont pas si longues que ça mais, d’une part, on ne roule pas avec un Van comme on le fait avec une voiture et d’autre part, on ne connaît pas les routes écossaises … et nous le découvrirons bien assez tôt. Et puis, les choses ne se passent pas toujours comme nous les avions prévues.

Allez zou ! On est parti !

De Liège à Calais, puis Shuttle jusque Folkestone, puis direction Manchester où nous devons récupérer le camping car. Nous avons passé une nuit dans un hôtel des environs pour prendre possession du van à 10 h, car la route est longue jusqu’à notre première étape écossaise : le Loch Lomond. 

Arrivés à l’agence Roadsurfer Manchester, je réalise, à posteriori, que nous avons eu peu d’informations sur place. Il faut confirmer que l’on a effectivement pris connaissance de la vidéo explicative du fonctionnement du van sur leur site.  

Pour information, lorsque l’on est un primo utilisateur de camping car, il y a des tas de questions qui ne nous viennent pas en tête et que l’on ne pose pas ! En ce qui concerne l’aspect technique et fonctionnel du véhicule, on pense également que tout est ok ! Je ne vais pas commencer à faire un contrôle technique non plus. 

Jour 1 : De Manchester au Loch Lomond

Une étape de 400 km.

Dès la première nuit, nous avions prévu de faire du « camping sauvage » et avions noté 1 ou 2 parkings sur lesquels nous pouvions nous poser pour la nuit.  Finalement, la route s’est avérée plus longue que prévu. Arrêtés sur le parking d’un supermarché à Luss, nous avons contacté le Luss Campsite, un bel endroit situé au bord du Loch. Nous aurions peut-être dû, dès la première nuit, tester l’autonomie du van sur un parking. Cela nous aurait permis de nous rendre compte du premier problème technique.

Nous ne passerons qu’une nuit au bord de ce bel endroit, mais il nous permet de nous poser, nous relaxer après une longue route.  Les vues du jour qui tombe sont magnifiques et notre grande est contente de pouvoir gambader un peu et tremper ses papounes dans le lac.

Prix d’un emplacement : 37 €

Jour 2 : Ile de Mull

Nous passerons les 2 prochaines nuits sur l’Ile de Mull dans les Hébrides intérieures.  Nous nous dirigeons, ce matin, vers Oban d’où nous prendrons le ferry de la CalMac Ferries.
Etape du jour : 106 km
Prix du ferry Oban – Craignure pour un camping car, 2 personnes et 1 chien sur le pont ou intérieur : 57 €

Il faut compter une bonne heure et demi de route et prévoir d’arriver 1 heure à l’avance.  L’embarquement est strictement clôturé 30 minutes avant le départ.  Nous l’avons loupé et avons dû attendre le ferry suivant.

Pour nos toutous :

Les chiens voyagent gratuitement sur le ferry, MAIS, il est important de les renseigner lors de la réservation car la compagnie limite apparemment le nombre de chiens susceptibles de circuler dans le ferry. Les muselières ne sont pas obligatoires mais fortement recommandées si le chien est du genre « réactif ». Les chiens peuvent également rester dans les voitures.  La durée de la traversée dure 1 heure.

Sur l’Ile de Mull, nous avons également réservé un emplacement dans un campsite, le Pennygown Campsite.  Un peu contraint et forcé par ce que nous avions lu sur le site de la CalMac Ferries.  Apparemment, de nouvelles dispositions avaient été prises concernant le camping sauvage. Les voyageurs en camper van et camping car étaient, soit-disant, amenés à justifier une réservation.  Nous avons envoyé un message à la compagnie qui nous a confirmé ce fait. Nous avons donc, réservé 2 nuits au Pennygown Holidays Park. Arrivés sur place, personne ne nous a demandé de prouver une quelconque réservation et par ailleurs, nous avons bien noté du camping sauvage ici et là, sur des parkings.

Prix de l’emplacement pour 2 nuits : 75 €

Il est trop tôt pour aller se poser au campsite.  Sur notre chemin, nous faisons un premier arrêt à Salen – site connu pour l’existence de ses carcasses de bâteaux de pêche.  On s’y arrête pour le côté photogénique de ces bâteaux échoués et on y met sa personnalité pour développer nos photos. Il doit bien y avoir, sur Internet des millions d’interprétations de ces célèbres bâteaux.

Nous continuons notre route vers la ville de Tobermory, situé au nord-est de l’île. Ville de pêcheurs, célèbre grâce à ses maisons colorées. 

Nous flânons le long de ces jolies maisons colorées et espérons trouver un petit quelque chose à nous mettre sous la dent.  Un pub, le Mishnish nous fait de l’oeil et nous décidons d’y faire une pause. L’intérieur est magnifique, tout de bois vêtu et une ambiance bâteau. Malheureusement, il est déjà 14 heures passées et les cuisines sont fermées.  Ils sont très dog-friendly et d’ailleurs, You est plus vite servie que nous. Le garçon lui apporte directement une gamelle d’eau fraîche. En ce qui nous concerne, après un temps certain, nous découvrirons que nous devons passer commande au bar. Nous y prenons un verre et changeons de crêmerie. Nous nous rabattons sur un food-truck, à l’entrée du Pier : le Fisherman’s Pier, Fresh Fish & Chips ! Très bien pour un en-cas. Nous dégustons notre fish & chips assis sur les bords de la statue.

Le temps passe vite et il est l’heure de faire demi-tour vers notre campsite. Il y a une belle balade avec nos toutous au départ du site qui passe par une jolie cascade et descend le long de la rive. Ils peuvent gambader en liberté. 

Le lendemain, nous devons décider de notre itinéraire car nous n’avons qu’une journée. Nord ou Sud ? Nous décidons de faire la côte nord avec un premier arrêt à Port Na Ba. Une plage sauvage de sable blanc accessible après une marche d’une vingtaine de minutes. Un lieu sauvage, tout à l’image de l’Ile de Mull.  Arrivés sur place, nous serons très décus car le chemin passe sur un terrain privé et les chiens n’y sont pas autorisés. Déçus mais pas découragés, nous faisons marche arrière pour nous rendre vers Langamull Beach. Et paf, nous nous retrouvons face à un problème similaire : il faut traverser des prairies sur lesquelles se trouvent des moutons. Chiens autorisés en laisse si l’on est certain qu’ils ne sont pas réactifs et ne risquent pas de s’échapper et effrayer les moutons.  Ce n’est pas le cas pour la nôtre et nous abondonnons l’idée de cette randonnée jusqu’à la fameuse plage.  

Finalement, après nos déconvenues, nous nous rabattons sur la plage de Calgary. Très jolie baie de surcroît, et très agréable pour une balade. 

Quelques photos de toutes ces aventures ou non-aventures en fait ! Il y a beaucoup de moutons en Ecosse surtout en liberté, ils font partie du décor et c’est ce qui constitue un des charmes du pays. Il faut s’adapter.  On a croisé nos premières vaches Highlands.  Elles ne sont pas belles avec leurs cheveux devant les yeux?

Calgary Beach et environs

Notre séjour sur l’Ile de Mull se termine déjà avec le sentiment de n’avoir pas eu le temps de découvrir tout ce que cette île sauvage avait à nous offrir.  Après, réflexion, 3 nuits nous auraient permis d’aller explorer la région de Lochbuie également.

Nous rejoignons Craignure et prenons le ferry pour Oban d’où nous partons pour notre prochaine découverte : l’Ile de Skye où nous passerons 3 nuits.

Arrivés à Oban à 11 h, je pensais filer en droite ligne vers Fort Williams afin de me planter sur un point de vue à Glenfinnan pour voir passer le célèbre train, le Jacobite Steam Train sur le célèbre viaduc « Harry Potter ».  Malheureusement, mon mari et accessoirement mon copilote unique et préféré s’est trompé dans la programmation du GPS.  Nous nous sommes trouvés embarqués dans la boucle qui nous a fait traverser toute la région du Glencoe.  Ce parcours étant légèrement plus long, nous avons raté de peu le passage du fameux train.

Bien que la région du Glencoe soit magnifique, nous ne nous y arrêtons que pour prendre quelques clichés entre les grosses gouttes de pluie et les rafales de vent.  Ce sera notre seule journée de pluie durant les 15 jours que nous avons passés en Ecosse.

Voici quelques clichés

Jour 4 : Vers Mallaig

Distance du jour : 200 km en passant par la vallée de Glencoe. Ne pensez pas que cela ne vous prendra que 3 heures comme suggéré par Google Maps ! Nous avons quitté Oban à 11 h et sommes arrivés à Mallaig vers 18h30. Mallaig étant notre destination du jour pour y passer la nuit afin de prendre le ferry vers l’Ile de Skye le lendemain matin.

Viaduc de Glenfinnan

Nous ne pouvions faire la route vers Mallaig sans nous arrêter pour admirer le viaduc de Glenfinnan.  Le pont date de la fin des années 1800 et se situe sur la ligne qui relie Fort Williams à Mallaig.

Par chance, la pluie s’est arrêtée ce qui nous a permis de gravir le sentier jusqu’au promontoir. Après la pluie, c’est glissant et un peu casse-gueule. Nous avons raté le passage du train mais cela ne nous empêche pas de profiter du paysage traversé par ce viaduc qui surplombe la vallée à 30 mêtres de haut sur une longueur de 380 mètres.  Ce édifice apparaît dans plusieurs films, mais a été rendu mondialement célèbre grâce à la série Harry Potter et le Poudlard Express.  

Etant une fan de cette série depuis sa sortie, je me réjouissais de me retrouver face au viaduc pour essayer de retrouver l’ambiance du film.  J’ai vu les films plusieurs fois, mais face au viaduc, mon imagination n’a pas réussi à me transporter dans le film.  L’absence du train, probablement.

Nous reprenons la route vers Mallaig et l’endroit où nous avions décidé de passer notre première nuit « into the wild » : un petit parking d’une dizaine de places, situé à Silver Sands of Morar et surplombant la plage. Pendant que Pierre commence à s’occuper de la logistique du van, j’en profite pour aller découvrir la plage avec You.  A 19 heures, nous profitons encore des derniers rayons du soleil et cela donne une occasion à Urielle de rencontrer un copain et de se défouler un peu. 

Notre bonheur sera de courte durée ! En effet, sur ce parking nous découvrons que les batteries du van ne fonctionnent pas correctement et ne se rechargent pas ! Par conséquent, pas d’électricité, pas de chauffage. La température de nuit ne dépasse pas 4 ou 5°, donc impossible de passer la nuit sur place. Un campsite est à proximité, le Camusdarach Campsite, surplombant la magnifique plage du même nom. Le campsite est fermé mais après avoir frappé à toutes les portes des maisons environnantes, nous avons la chance que la responsable habite à quelques centaines de mètres. Nous dormirons au chaud ce soir-là !

Petite balade le lendemain matin avec You sur la belle plage de Camusdarach.

Nous nous sommes donné un peu de temps pour profiter de la matinée et prenons le bâteau vers Skye à midi.  Prix de la traversée pour 2 personnes, 1 motorhome, 1 chien (gratuit, mais à mentionner) : 22 euros pour un aller.

Jour 5 : Bienvenue sur l’Ile de Skye

L’Ecosse en camping-car

Avant de continuer à vous décrire notre parcours sur les routes d’Ecosse, je suis en mesure, après six jours, de faire un petit topo de ces vacances en camping-car avec notre grande doguinette. Avantages, inconvénients, difficultés, budget !

La côte Ouest

Maintenant que je vous ai fait part de nos impressions sur la vie en camping car, nous continuons notre route vers le Nord de l’Ecosse par la côte Ouest.  Nous quittons l’Ile de Skye, direction Kyle of Localsh, petit village qui se situe sur la rive opposée du loch Alsh. Kyle of Lochalsh est l’un des points principaux pour rejoindre/quitter l’Ile de Skye en empruntant le Pont de Skye.

L’étape de ce jour de Portree vers Shieldaig : 126 km. Nous faisons un petit crochet de 10 km A/R pour nous rendre au château Eilean Donan.

Jour 8 : Eilean Donan

Le château d’Eilean Donan, situé dans les Highlands écossais, est l’un des châteaux les plus emblématiques d’Écosse et par la même occasion un des plus photographié. Construit sur une petite île à la confluence des trois lochs – Loch Duich, Loch Long et Loch Alsh – il offre une vue spectaculaire sur les paysages environnants. Le château, initialement érigé au XIIIe siècle, a été construit pour protéger la région contre les invasions vikings.

Son histoire est marquée par des destructions et des reconstructions. Au début du XVIIIe siècle, le château a été partiellement détruit pendant les soulèvements jacobites, mais il a été magnifiquement restauré au début du XXe siècle par le lieutenant-colonel John MacRae-Gilstrap, descendant du clan MacRae. Aujourd’hui, Eilean Donan est non seulement un symbole de la résilience écossaise, mais aussi une illustration parfaite de l’architecture médiévale et de la beauté naturelle des Highlands. Le château attire des milliers de visiteurs chaque année, fasciné par son histoire riche et sa situation pittoresque. Son apparence romantique en a fait un lieu de tournage prisé, apparaissant dans de nombreux films et séries télévisées, dont « Highlander » et « James Bond : Le monde ne suffit pas ».  Eilean Donan reste un symbole puissant de l’héritage écossais, un lieu où le passé et le présent se rencontrent harmonieusement. C’est un incontournable pour quiconque souhaite découvrir la magie et le mystère de l’Écosse.

En pratique, les chiens ne sont pas admis à l’intérieur du château mais peuvent circuler sur le pont et autour du château. Les amateurs de photographie se régaleront des vues scéniques que le château et alentours ont à nous offrir.  Une étape à ne pas manquer dans les environs.

Sur la route, quelques arrêts au bord du Loch Carron pour immortaliser les paysages et particulièrement un magnifique arc en ciel. Je n’avais encore jamais vu une telle forme, tout à l’horizontal. 

Applecross Pass

Sur la NC 500, à la hauteur de Tornapress se situe la jonction de l’Applecross Pass,  également connu sous le nom de Bealach na Bà.  La traversée du col permet d’accéder à la péninsule d’Applecross sans avoir à la contourner et offre la possibilité de remonter toute la route côtière. Ce col de montagnes est constitué de routes sinueuses les plus spectaculaires et aventureuses d’Écosse, atteignant une altitude de 626 mètres. La route, construite à l’origine au XIXe siècle, est célèbre pour ses virages en épingle à cheveux et ses pentes abruptes, offrant des vues panoramiques incomparables sur les montagnes et la mer. En traversant le col, les visiteurs sont récompensés par des vues époustouflantes sur la péninsule d’Applecross, le Loch Kishorn, et même les îles Hébrides par temps clair.

L’Applecross Pass est réservée aux conducteurs expérimentés et aux amateurs de sensations fortes. Les conditions météorologiques peuvent être imprévisibles, ajoutant une dimension supplémentaire à l’aventure. Un panneau à l’entrée de la route déconseille fortement cette route aux conducteurs débutants, aux camping cars et aux caravans. 

Honnêtement, après nos quelques jours de conduite sur les petites routes, je pense que j’aurais pu gérer pas temps dégagé et en y allant très à l’aise. Je regrette un peu d’avoir raté ce côté de notre expérience écossaise car notre van n’était pas si long (5.5 m). Cependant, le sommet du col était entouré de nuages et je n’ai pas osé tenter ! Une autre fois peut-être.

Shieldaig

Nous arrivons dans le petit village dans le courant d’après-midi sous un beau soleil. Shieldaig est un village de pêcheurs situé sur la côte ouest de l’Écosse, dans la région des Highlands. Niché au bord du Loch Shieldaig, ce village typique offre des paysages pittoresques avec ses maisons blanches traditionnelles, son loch entouré par les montagnes environnantes. Fondé en 1800 pour soutenir la pêche au hareng, Shieldaig a su conserver son caractère authentique et son atmosphère paisible. Sa population ne dépasse pas une centaine de personnes et l’on y trouve une école, un pub, une salle des fêtes, deux restaurants et un « General Store » où l’on trouve un peu de tout.  

Notre camping, le Shieldaig Camping & Cabins est situé sur les hauteurs du hameau. Après nous être installés, nous partons pour une balade vers le village.  Nous faisons un stop au pub Shieldaig Bar & Coastal Kitchen, pour un plateau de fruits de mer et un hamburger. Le pub au rez de chaussée est dog-friendly, mais pas le restaurant à l’étage. Etant quasi seul dans le hameau, l’établissement déborde de consommateurs et il faut patienter un peu pour se frayer un chemin et trouver une petite table.  Un peu compliqué pour Urielle car il y a 4 autres chiens dans l’établissement.  Après quelques manifestations bruyantes de tous ce compères, tous se calment et nous arrivons à manger tranquillement quand même. En été l’établissement doit être vraiment sympa aussi avec ses 2 terrasses vues sur le loch et les montagnes. 

Une balade digestive pour retourner au camping et pour finir cette journée, un joli coucher de soleil !

Jour 9 : Vers Ullapool

Une semaine s’est déjà écoulée.  Aujourd’hui, notre route nous mènera à Ullapool, dernière étape avant d’entamer notre découverte de la côte Nord. La distance du jour : 150 km.

Glen & Loch Torridon

Nous quittons le sympathique village de Sheildaig pour reprendre la NC 500 en direction de Glen Torridon.  Il ne faut que quelques kilomètres pour arriver le long du loch du même nom.  Les eaux sont calmes et scintillantes dans la lumière matinale.

La route sinueuse nous emmène dans la vallée aux paysages sauvages majestueux.  Massifs montagneux sculpturaux, lande sauvage et rivières … Je me sens minuscule au milieu de cette nature magnifique et impressionnante.  Il n’y a pas âme qui vive dans ces décors, à part quelques maisons éparses et les camping cars/voitures que nous croisons.  La grandeur des paysages qui nous entourent me donne la sensation que toute l’espèce humaine a disparu.  Seul point noir, je trouve, est qu’il n’y ait pas plus d’endroits où l’on peut s’arrêter. Respirer, admirer et se poser un peu pour profiter. On ne sait finalement que s’arrêter vite fait sur l’un des passing place, en espérant qu’aucun autre véhicule n’arrive.

Nous sommes plutôt du genre « randonneurs en voiture » mais pour ceux qui le sont vraiment, la région regorge de sentiers, chemins de randonnées pour tous les goûts et niveaux de difficulté. La région est également le paradis des amateurs d’ornithologie qui patientent parfois des heures pour tenter d’apercevoir aigles dorés ou plus grand, l’aigle à queue blanche.

Gairloch Beach

Nous parcourons une cinquantaine de kilomètres et rejoignons la baie de Gairloch, en longeant le Loch Maree.  À l’arrivée, on est immédiatement frappé par la beauté sauvage de cet endroit. La plage s’étend en une large courbe de sable doré, bordée d’un côté par les eaux cristallines et turquoises de la mer et de l’autre par des dunes herbeuses. Le sable fin doré à l’air de briller sous les rayons du soleil et les ombres changeantes des nuages. 

Avant de voyager en Ecosse, je n’imaginais pas trouver des criques aux couleurs dignes des plus belles plages des Caraïbes, même si la température de l’eau ne me donne pas l’envie d’y piquer une tête.  C’est ici que nous nous posons un moment pour une promenade au bord des vagues. Urielle a bien besoin de se dégourdir les pattes et de s’amuser un peu. Elle supporte toute cette route avec tellement de flegme ! Notre amour de doguinette, babinosaure. Elle est grand mais, honnêtement, elle arrive à se faire toute petite (autant que faire se peut).

Arrivés sur le parking, nous découvrons le cimetière de Gairloch, (Commonwealth War Graves) un lieu empreint de sérénité et de respect. Ce site historique offre une fenêtre sur le passé de la région, avec ses anciennes pierres tombales et ses monuments commémoratifs. Y sont enterrés des habitants de Gairloch ayant donné leur vie lors des 1ère et 2ème guerres mondiales.

On y trouve également le Links Café, un endroit chaleureux où l’on peut savourer une tasse de café ou une bière, cela dépend le moment, sur la terrasse tout en profitant d’une vue imprenable sur la mer. Ce café offre une sélection de pâtisseries et de plats légers, parfaits pour recharger ses batteries après une balade sur la plage. J’y suis entrée avec You pour y cherche un en-cas et résolument, elle a été le centre d’intérêt du personnel, l’un plus charmant que l’autre.

Je n’ai pas eu le réflexe de prendre 1 ou 2 photos d’Urielle avec son fan club, mais cela m’a donné l’envie de générer ces 2 photos humoristiques. Merci l’ IA !

Après cette étape rafraîchissante, nous nous dirigeons vers Poolewe par l’intérieur des terres, Nous longeons ensuite les rives du Loch Ewe sur lequel est posée l’ile du même nom. Beau panorama sous le soleil. 

Gruinard Bay

La baie de Gruinard est un éclaboussement de couleurs pour nos yeux. Nous ne descendons pas sur la plage, mais nous profitons de la hauteur de la route pour admirer ce paysage. Une courbe gracieuse, du sable doré, des eaux cristallines turquoises qui se fondent avec le bleu profond de l’océan atlantique. Le tout encadré de roches escarpées sur fond de landes, de collines et de montagnes.

Il paraît que l’on peut souvent apercevoir des phoques se prélassant sur les rochers, des oiseaux marins, voire même des dauphins ou des baleines. Mais comme nous n’avons jamais de chance en ce qui concerne la faune où que nous soyons, nous n’en verrons pas la queue d’un. 

Au large se trouve l’Ile de Gruinard. Cette île tristement célèbre pour avoir été utilisée par le gouvernement britannique pendant la Seconde Guerre mondiale comme site d’essai d’armes biologiques. En 1942, l’île a été contaminée par des spores d’anthrax dans le cadre d’expériences visant à évaluer l’efficacité de cette arme. En raison de la contamination, Gruinard est restée inhabitée et interdite d’accès pendant plusieurs décennies. Des efforts de décontamination ont été entrepris dans les années 1980, et en 1990, l’île a été déclarée sûre. Cependant, elle reste aujourd’hui inexploitée et inhabité.

Après une longue journée de routes plus sinueuses les unes que les autres, de paysages qui peuvent changer à chaque tournant, nous arrivons à Ullapool en longeant le Loch Brom.  Un petit tour chez Tesco pour faire quelques provisions et nous terminons notre journée au Bromfield Holiday Park, situé sur les hauteurs d’Ullapool avec une belle vue sur le Loch. Demain sera une très longue journée et une très longue route. 

Jour 10 : Vers la côte Nord

La distance de Ullapool vers notre destination, Kyle of Tongue, est assez longue aujourd’hui : 200 km car nous souhaitons longer la côte. De plus, initialement, nous n’avions pas prévu de rejoindre Tongue à la fin de cette journée mais plutôt Scourie, à mi-chemin.

Nous n’avions pas pensé qu’à cette période nous serions confrontés à des problèmes de disponibilité. Et en effet, le camping de Scourie est complet et idem pour celui de Durness.  Nous n’avons pas d’autre choix que celui de nous rendre à Tongue.

Nous quittons Ullapool direction le Loch Assynt. Une quarantaine de kilomètres par l’intérieur des terres. Toujours des paysages incroyables, des routes sinueuses et la nature incroyablement sauvage, parfois tellement aride. Le loch Assynt nous apparaît au détours d’une single track.

Loch Assynt

Le Loch Assynt est un lac d’eau douce situé dans le nord ouest des Highlands, non loin  de Lochinver. Il s’étend, tout en longueur sur une dizaine de kilomètres, dans une région pittoresque dominé par des montagnes comme Quinag et Canisp, offrant des vues spectaculaires. Les rives du lac sont souvent bordées de forêts et de zones de lande. Le Loch est alimenté par plusieurs ruisseaux et rivières et il se déverse dans la mer par la rivière Inver.

Le château d’Ardreck

Le Château d’Ardreck est la première découverte que nous faisons le long du Loch Assynt. A cette période, il n’y a pas une affluence de touristes, et c’était trop cool pour Urielle. Découvrir le site sans laisse, courir à droite et à gauche, patauger dans le lac qui n’offre aucun problème puisqu’il s’agit d’eau douce. Nous sommes restés sur ce beau site pendant environ 1 heure à nous promener, profiter et nous balader. C’était vraiment sympa.

Les ruines du château sont situées sur un promontoire rocheux s’avançant dans le Loch Assynt offrant des vues imprenables sur le paysage environnant. Le château a été construit vers 1590 par les MacLeod d’Assynt, un puissant clan des Highlands. Il a été le témoin de nombreux conflits, y compris des batailles entre les MacLeod et le clan MacKenzie. Initialement une maison-tour de trois étages, le château d’Ardvreck présente une architecture typique du baronnage écossais avec des murs épais en pierre et des fenêtres étroites.

Le château est associé à plusieurs légendes locales, y compris des histoires de trahison et de phénomènes surnaturels. Une célèbre légende concerne le marquis de Montrose, qui a été capturé et emprisonné dans le château en 1650 avant d’être remis aux forces gouvernementales et exécuté. Aujourd’hui, seule une partie du château reste, la plupart ayant succombé aux éléments et à la négligence au fil des siècles.

Ouuuuh… Légendes fantômatiques

Nous nous arrêtons à de nombreuses reprises le long du lac, pour profiter du paysage magnifique, surprenant, gigantesque et nos yeux sont attirés pas de petits ilôts flottants sur le lac.

Autour de ce loch, on peut observer un désert rocheux, un fond marin et des montagnes. Le sol marécageux et les îles sont constitués de gneiss de Lewisien, une roche vieille de près de 3 milliards d’années, l’une des plus anciennes sur Terre. Les montagnes sont formées de grès torridien, déposé sur le gneiss, puis érodé par les glaciers au fil des millions d’années, créant le paysage actuel. Le grès torridien pouvait atteindre jusqu’à sept kilomètres d’épaisseur.

Plages, montagnes, prairies

Sur notre route, un florigèle de paysages diversifiés et enchanteurs. Cela ne sert à rien que je m »y arrête en détails, car tous les endroits où l’on s’arrête en vaudront la peine. Alors pour le plaisir des yeux, n’oubliez pas de vous arrêter et d’admirer !

Pont de Kylesku

Officiellement connu sous son nom gaélique Drochaid a’ Chaolais Chumhaing depuis 2019, le pont de Kylesku est une structure classée de catégorie A sur la route A894. En Écosse, une structure classée de catégorie A est un bâtiment ou un ouvrage d’une importance nationale ou internationale, soit architecturalement, soit historiquement. Il s’agit de la catégorie la plus élevée pour les structures protégées, indiquant qu’elles sont considérées comme étant d’un intérêt exceptionnel.

Conçu dans une forme de courbe distinctive pour s’intégrer au paysage local, le pont enjambe le Loch a’ Chàirn Bhàin à une hauteur de 24 mètres. Inauguré en 1984, ce pont continue d’offrir une traversée visuellement époustouflante au-dessus de Sutherland.

Nous devions, dans notre itinéraire de base (lorsque tout devait se détouler correctement), passer une nuit sur un petit parking à l’entrée du pont et pouvoir profiter des jolies vues qu’il doit offrir au coucher du soleil. Nous n’en aurons qu’une photo ou deux.

Scourie Beach

Nous avons fait une halte sur la jolie plage de Scourie avec You, Elle était heureuse de se dégourdir les pattes. Elle a vu au loin un potentiel copain et a rapidement couru vers lui. Les deux chiens ont commencé à jouer ensemble dans les vagues. Son propriétaire se promenait aussi sur la plage. Nous avons échangé quelques mots sur la beauté et la tranquillité de l’endroit. C’était un moment paisible, avec le bruit des vagues et la vue des collines verdoyantes en arrière-plan et nos chiens qui s’amusaient sur le sable. 

Kyle of Durness

Que veux dire « Kyle » et l’on s’est posé la question. Kyle of Lochalsh, Kyle of Durness, Kyle of Tongue ! Et bien, les Kyle sont des bras de mer tout simplement.  Cela ne nous a pas vraiment frappés lorsque nous sommes sortis de l’île de Skye par le Kyle of Lochalsh. A peine le temps de traverser le pont de Skye sans se rendre compte d’un phénomène magnifique et photogénique.  Les eaux qui se retirent complètement à marée basse.

Cela m’a particulièrement frappé lorsque nous sommes arrivés à la hauteur de Kyle of Durness. Nous n’avons pas eu l’occasion de nous arrêter à Durness car la route était vraiment longue, mais nous avons eu l’immense bonheur de voir cette superficie de sable orange désertée par la mer. Très beau et impressionnant de couleurs !

Le Kyle of Durness s’étend sur environ 9 kilomètres depuis l’océan Atlantique Nord, il est entouré de collines escarpées, de plages de sable et de vastes marais salants. Le Kyle fait partie du North West Highlands Geopark, une zone reconnue pour son patrimoine géologique exceptionnel et sa diversité écologique. On y trouve des oiseaux comme les huîtriers et les courlis, ainsi que des phoques et des loutres.

Jour 11 : Kyle of Tongue

On arrive bientôt à la fin de cette longue journée : dernière ligne droite vers le Kyle of Tongue. Enfin dernière ligne droite est un euphémisme en Ecosse. Vous l’aurez compris, c’était une manière de parler ! Il nous reste 50 km et Google Maps qui s’évertue à ne pas voir la réalité en face : 1 h de route annoncée … n’importe quoi. Sans compter qu’il n’y a pas vraiment une route directe. Il faut encore contourner tout le Loch Eriboll qui sépare les deux Kyle, sur des petites routes sinueuses.

Le Kyle of Tongue est un bras de mer spectaculaire qui s’étend sur environ 16 kilomètres à l’intérieur des terres depuis l’océan Atlantique et les vues sont tout simplement époustouflantes. Les montagnes majestueuses qui entourent le fjord créent un contraste saisissant avec les plages de sable fin et les landes sauvages. Chaque tournant révèle une nouvelle perspective à couper le souffle.

Avec le van, il faudra bien compter entre 1h30 et 2 h – arrêts compris – pour arriver à notre point de chute du jour : Kyle of Tongue Hostel & Campsite. Un camping agréable, en bord de la route certe, mais calme en soirée et durant la nuit. D’un côté, le nez sur les moutons et de l’autre sur la mer. On y trouve un restaurant et un petit magasin. Attention que les chiens ne sont pas autorisés dans l’établissement.

Je ne vous cache pas que je suis heureuse de couper le contact pour aujourd’hui.

Le bras de mer à marées haute et basse

Jour 12 : découverte de la côte nord

La côte nord de l’Écosse est une région sauvage caractérisée par des paysages spectaculaires tels que des falaises abruptes, des plages isolées, des dunes herbeuses, et des montagnes escarpées. Dans nos projets initiaux, nous avions envisagé de faire la route jusque John O’Groats, village situé à l’extrémité nord-est de l’Écosse. C’est l’un des points les plus septentrionaux de la partie continentale du Royaume-Uni, souvent associé au voyage « Land’s End to John o’ Groats », qui traverse tout le pays du sud-ouest au nord-est.

Malheureusement, il n’en sera rien et nous ne ferons que la moitié de la route. Pas de problème technique cette fois mais une espèce de lassitude qui grignote et effiloche sérieusement notre motivation et notre enthousiasme de découvertes.

Trop de kilomètres parcourus souvent sur des petites routes dont l’état est souvent dégradé de surcroît. Depuis notre départ de Liège, nous en sommes déjà à 2300 kilomètres. J’ai l’impression de n’être plus que 2 mains sur un volant et de rouler car il le faut.  

Paysages du jour

Coldbackie, Farr Bay, Betty Hill, Clair Loch Mor, Loch Buidhe, Rivière Naver, Strathy Point et Farr Bay où nous faisons une jolie pause.  Crique déserte et sauvage entourée de falaises et bordée de dunes herbeuses.  

Arrivés à Strathy point, nous voulions voir le phare.  Malheureusement la route se termine à nouveau devant une propriété privée, une ferme.  Et encore une fois, il est recommandé de ne pas s’y aventurer avec son chien.  Devant ce nouvel échec, nous faisons demi-tour et reprenons la route vers Tongue.

Sur la route qui traverse le Kyle of Tongue se trouve un point de vue, sur un parking,  sur le massif montagneux du Ben Loyal, mais aussi le Ben Tongue, le Ben Hope … Une petite balade le matin offre de jolies couleurs.

Jour 13 : Vers Inverness

Ce matin nous sommes au bout de nos ressources de résistance et nous prenons la décision de couper court à notre itinéraire. Nous n’irons pas vers John O’Groats, à la pointe nord-est. Et tant pis pour la pointe la plus au nord ! Nous couperons court et nous dirigerons directement vers Inverness par l’intérieur du pays. Distance du jour : 140 km. Alors c’est vrai qu’on donne l’impression de « brouillonner » notre itinéraire mais je vous dirai plus tard, dans les conclusions, que trop de kilomètres tuent l’enthousiasme. Je suis, en quelque sorte, pressée de rentrer maintenant et les jours qui suivent ne feront que me conforter dans ce sentiment.

Sur la route vers Inverness, il y a encore et toujours des paysages à couper le souffle. J’en ai marre de rouler, mais nous nous arrêtons malgré tout pour immortaliser toutes ces vues spectaculaires, quelles qu’elles soient.

Sur la route

Arrivés à Inverness, nous nous dirigeons vers le centre pour y trouver un petit resto ! Trois restaurants nous ont refusé l’accès avec notre grande ! Vous avez dit « dog friendly » ?  Sérieusement, j’étais un peu surprise surtout que ça ne croulait pas sous le monde dans les restaurants en question.  Finalement, parce que le temps est ensoleillé, nous avons le droit de nous installer à une terrasse pour manger notre pizza .  Les restos en UK/Ecosse, ce n’est quand même pas bon marché ! Deux pizzas + un demi de rouge : 80 euros !  Nous rejoignons notre camping du jour, le Brunchrew Caravan Park. Idéalement situé entouré de verdure, il offre des vues spectaculaires sur la baie du Beauty Firth et même un très joli coucher de soleil.

Jour 14 : vers Stirling

Distance du jour : 260 km. Nous décidons de faire l’impasse sur le détours vers le Loch Ness. Nous n’irons pas attendre que Nessie émerge des flots pour la saluer.  C’est dommage mais nous estimons que ce lieu emblématique mérite plus qu’un bref passage pour dire que nous y sommes passés.  Nous verrons que la suite nous donnera raison d’avoir pris cette décision. En effet, c’est aujourd’hui que survient le problème technique qui va nous angoisser durant toute la suite de notre voyage jusqu’à Manchester.  

Après environ 1 heure de route sur la A9, le voyant lumineux de problème d’injection moteur s’est allumé et simultanément le moteur a perdu toute sa puissance. Je vous passe tous les détails mais rouler sur autoroute avec un camping car qui atteind difficilement les 40 km/h dans des montées, c’est assez flippant d’autant plus que nous nous demandions sincèrement si le moteur n’allait pas casser tout simplement. Bref, nous sommes arrivés à Stirling dans le stress et l’angoisse. 

De Inverness à Sirling, nous traversons le Park National des Cairngorms. Quelques photos du Ben Macdui.

Wallace Monument

Le Monument Wallace, également connu sous le nom de National Wallace Monument, est une tour imposante de 67 mètres de haut située au sommet d’Abbey Craig, une colline proche de Stirling en Écosse, inauguré en 1869. Ce monument emblématique commémore Sir William Wallace, un héros national écossais du XIIIe siècle, célèbre pour sa lutte pour l’indépendance de l’Écosse. L’édifice domine le paysage environnant et offre une vue spectaculaire sur la campagne écossaise, y compris le château de Stirling, les collines d’Ochil et la rivière Forth.

Il y a trois parcours différents pour atteindre la tour :

Le Sentier des Héros : Ce sentier est le plus populaire et le plus direct. En partant du parking principal, il serpente à travers une forêt dense et offre des panneaux d’information qui racontent l’histoire de Sir William Wallace et de ses exploits. Durée : environ 15 à 20 minutes de marche suffisent pour atteindre le sommet.

Le Chemin du Vallon : Pour ceux qui préfèrent une approche plus tranquille, ce chemin est idéal. Il commence également au parking principal, mais il descend d’abord dans un petit vallon avant de monter progressivement vers le monument. Ce parcours est légèrement plus long, environ 30 minutes de marche, et offre une vue pittoresque sur les paysages environnants ainsi que des moments de calme loin des foules.

Le Sentier de l’Escarpement : C’est le plus difficile des trois parcours, recommandé pour les randonneurs expérimentés. Ce sentier escarpé démarre à l’arrière du parking et grimpe directement vers Abbey Craig. En plus d’être une montée plus intense, il offre des vues spectaculaires sur Stirling et les environs dès le départ. La marche prend environ 25 à 30 minutes.

Pour les visiteurs qui ne souhaitent pas monter par l’un des parcours, une navette est également disponible et mêne les gens directement sur la terrasse, à l’entrée du monument. 

Alors qu’en général, l’accès aux monuments et aux châteaux n’est pas autorisés aux chiens, nous avons été agréablement surpris de nous entendre dire que You pouvait monter les 3 étages de la tour avec nous. Mais bon, le Monument Wallace compte un total de 246 marches. Ces marches en colimaçon mènent les visiteurs jusqu’au sommet de la tour, où ils peuvent profiter de vues panoramiques sur Stirling et les paysages environnants. En montant, les visiteurs peuvent s’arrêter à différents niveaux pour explorer des expositions historiques qui retracent la vie de Sir William Wallace et les guerres d’indépendance écossaises.

Les chiens et les dogues en particulier ne raffolent pas des escaliers en général, alors les colimaçons … Nous ne nous sommes donc pas lancés dans cet exercice (mais peut-être notre fifille n’était qu’une excuse pour ne pas monter les escaliers non plus) ! 

Le château

Le château de Stirling est l’un des plus grands et des plus importants châteaux d’Écosse, situé sur un rocher escarpé à Stirling. Stratégiquement placé, il a joué un rôle clé dans les guerres d’indépendance écossaises et est associé à de nombreuses figures historiques, dont Marie, reine d’Écosse, qui y a été couronnée en 1543. Construit et rénové principalement sous les règnes des rois Stuart, le château comporte plusieurs bâtiments remarquables, tels que la Grande Salle, l’une des plus grandes salles de banquet médiévales en Écosse, et le Palais royal, un exemple magnifique de l’architecture Renaissance. La Chapelle royale, construite par Jacques VI, est également un point fort.Les visiteurs peuvent explorer les appartements royaux reconstitués et diverses expositions historiques. Les remparts offrent des vues spectaculaires sur la vallée de la Forth et les montagnes environnantes. Le château de Stirling est un symbole majeur de l’histoire et du patrimoine écossais, attirant de nombreux visiteurs chaque année pour son architecture impressionnante et son riche passé.

Il est à noter que l’accès château n’est absolument pas autorisé au chien.  Si l’on peut entendre que cela ne soit pas possible à l’intérieur même du château, nous avons été déçus que cette interdiction soit élargie aux remparts. Nous nous en allons donc bredouilles avec, toutefois, une photo souvenir. 

Old Town Cemetery

Le cimetière de Stirling, ou Old Town Cemetery, est situé tout à côté du château de Stirling et de la Church of the Holy Rude. Il date du Moyen Âge et a été réaménagé à l’époque victorienne. La tombe la plus ancienne est celle de Robert Spittal et date de 1558. Parmi les monuments notables, on trouve la Star Pyramid et le Martyrs’ Monument en verre blanc, commémorant les martyrs religieux.  Le cimetière offre des vues magnifiques sur Stirling et la vallée de la Forth. Ce cimetière est un jardin magnifiquement entretenu. Il y règne calme et sérénité.

J’ai été particulièrement touchée par l’histoire que commémore le Martyr’s Monument, probablement dû, en partie, à la beauté de cet édifice de style contemporain dont le blanc resplendit. Lisez plutôt : 

« Margaret Wilson, une jeune femme de 18 ans, fut exécutée de manière particulièrement brutale en 1685 pour sa foi presbytérienne. Elle est l’une des martyrs connus sous le nom de « Wigtown Martyrs », victimes des persécutions religieuses sous le règne des Stuart. Margaret Wilson fut condamnée à mort par noyade. Elle et une autre femme, Margaret McLachlan, furent attachées à des pieux en bois dans l’estuaire de la Bladnoch à Wigtown, au sud-ouest de l’Écosse. Lors de la marée montante, les deux femmes furent lentement submergées par les eaux. Les autorités avaient espéré que, sous la menace de la noyade, les deux femmes renonceraient à leur foi presbytérienne et prêteraient serment d’allégeance au roi Charles II, chef de l’Église anglicane. Cependant, Margaret Wilson et Margaret McLachlan restèrent fermes dans leur foi et refusèrent de renoncer à leurs convictions religieuses. Margaret Wilson fut placée plus près du rivage, espérant qu’elle verrait Margaret McLachlan se noyer et renoncerait à sa foi pour sauver sa propre vie. Cependant, Margaret Wilson resta inébranlable et chanta des psaumes jusqu’à ce que les eaux montantes lui ôtent la vie. »

Si l’on souhaite visiter the Holy Church, il est préférable de vérifier, au préalable, l’information sur leur site internet.  Des événements privés y sont fréquemment organisés et l’on se retrouve devant une porte close ! 

The Old Town Jail

Non loin du cimetière et du château, nous arrivons à l’ancienne prison de la ville. Construite en 1847, cette prison a été utilisée jusqu’en 1888 comme prison civile, puis comme prison militaire jusqu’au début du XXe siècle. Elle reflète les réformes pénales du XIXe siècle, visant à améliorer les conditions de détention. La Stirling Old Town Jail est un site historique important qui rappelle les évolutions sociales et pénales de l’Écosse. Elle offre une perspective fascinante sur le système judiciaire du passé et sur les efforts de réforme qui ont façonné le traitement des détenus. 

L’architecture de la prison est typiquement victorienne, avec une façade imposante et des cellules conçues pour être fonctionnelles et sécurisées. Aujourd’hui, la Stirling Old Town Jail est ouverte aux visiteurs et propose des visites guidées interactives. Les guides en costume d’époque et les reconstitutions théâtrales plongent les visiteurs dans la vie carcérale du XIXe siècle. Les expositions racontent l’histoire de détenus notoires, ainsi que des gardiens et réformateurs pénitentiaires. Les visiteurs peuvent explorer les cellules d’origine, les salles de garde et les espaces communs, découvrant les dures conditions de détention de l’époque. 

Les chiens sont les bienvenus dans le bâtiment, mais les représentations sont relativement bruyantes (simulations de portes qui claquent, cris de prisonniers, de gardes) et cela peut être très stressant pour nos toutous. Nous avons fait le tour sans participer à la représentation. 

2 nuits à Stirling marquaient la fin de notre roadtrip en Ecosse.  Nous partons demain pour Manchester – près de 400 km et cette épée de Damoclès liée au problème de moteur ! Nous ferons une étape à Bolton situé à une trentaine de kilomètres de l’agence Roadsurfer où nous récupèrerons notre Fiat 500 avec le plus grand plaisir.  Ensuite, il nous restera encore environ 450 km de route jusque Folkestone, où nous passerons également une nuit avant de prendre le Shuttle. Les derniers 300 km de Calais à Liège seront un peu long mais contents de rentrer chez nous.

Au total, nous aurons parcouru un peu plus de 3.800 kilomètres, dont seulement 1500 en Ecosse. 

Conclusions

L’Ecosse a été une magnifique découverte ! Des paysages sauvages à couper le souffle, la nature qui reste prédominante par rapport à l’homme, des plages désertes aux couleurs turquoises, des montagnes dans les nuages, des petites routes « très pittoresques » … tout nous a enchantés.

Cependant, je conseillerais de faire attention à ne pas être trop ambitieux quant à l’itinéraire au risque de n’avoir le temps que de « faire de la route » !  Une semaine supplémentaire aurait été nécessaire pour faire toute la boucle plus tranquillement.  L’alternative aurait été de prendre le bateau jusque Hull et ensuite récupérer notre Van à Edimbourg. Le prix du bateau augmente considérablement le budget.  Ou pour ceux qui voyagent sans chien, l’avion jusque Glasgow ou Edimbourg.

Le budget n’est pas négligeable non plus. Sans parler des frais liés aux problèmes techniques, il nous en a coûté près de 4000 euros.

Van : 1600 euros / Shuttle : 350 euros / Essence van + voiture : 600 euros / 5 ou 6 campsites : 200 à 250 euros / 3 nuits d’hôtels + souper : 400 euros / nourriture pour 15 jours

C’est ici que nous vous quittons et vous disons merci d’avoir suivi notre escapade écossaise.

A bientôt pour d’autres aventures !

Urielle, Gen et Pierre