Voyage en Corse avec son chien
La Corse, paraît-il, une destination dog-friendly. Nous y reviendrons au fil de nos expériences. Nous avons décidé d’y passer 15 jours hors saison avec notre You. Un voyage en voiture de Liège à Toulon puis le ferry de Toulon à Bastia.
Etape dans le Beaujolais
Et au fait, depuis le dernier voyage en Ecosse, où nous voyagions en Fiat 500, nous avons changé de véhicule. Une Dacia Sandero offre toute la place à notre géante sur la banquette arrière et en plus, nous avons de la place pour tout le barda dans le coffre. Le luxe !
Aujourd’hui, une étape de 650 km jusque dans la région de Morgon. Nous nous posons dans un hôtel situé au milieu des vignes dans lesquelles nous pouvons nous promener avec You en liberté. Elle peut se détendre les papoutes sans laisse et cela ne dérange personne.
Urielle profite des vignes, en liberté et nous profitons du fruit de la vigne en fin de journée, à l’apérifi et en fin de journée. Pourquoi se priver d’un Morgon. Fifille est fatiguée, une longue journée nous attend demain.
Côté pratique :
Nous avions réservé au Noemy’s Hotel Morgon, situé au coeur des vignes. Une chambre confortable au rez-de-chaussée, avec une terrasse. Prix en demi-pension (hors vin) + chien : 180 euros. Je recommande pour une nuit. Choix des plats dans le menu et accueil/personnel très sympa. Le lendemain, nous pouvons prendre le petit déj tranquillement car le check out est prévu pour midi.
En route vers Toulon
Encore 450 km et nous arrivons à destination. Nous avons bien le temps avant le départ du ferry, prévu à 21 h. Petite promenade sur le port et repas sur une des terrasses des nombreux restaurants du port.
Ferry Experience
Départ prévu à 21 heures – Arrivée Bastia 7h45 le lendemain. Les informations que nous avions reçues par mail nous informaient que l’ouverture du port débuterait à 18h30. N’ayant aucune expérience nous nous sommes présentés à 18h30 ! Grossière erreur ! Nous avons attendu dans les files pendant 2h pour un début d’embarquement à 20h30. L’horreur ! Je pense que si l’on arrive à 19h30 pour un départ à cette heure-là, c’est très bien ! Nous n’avons jamais vécu ce genre de voyage, mais l’embarquement et le placement des voitures à leur entrée dans le ventre du bateau est assez sportif et intense.
Nous avions réservé une cabine sur la ligne Corsica Ferries pour notre bien-être mais surtout pour celui d’Urielle. Beaucoup de stress, beaucoup de chiens sur le bateau. Avant le départ, You avait fait ses besoins et nous savions que jusqu’au lendemain elle tiendrait bien le coup. Donc, nous nous sommes dirigés directement vers notre cabine et l’avons installée, pas trop mal à vrai dire.
Côté pratique :
Le prix d’une cabine avec un chien est un budget qu’il ne faut pas négliger : 500 euros – 2 personnes, 1 chien, 1 voiture. Nous avons voyagé avec Corsica Ferries.
Arrivée à Bastia
Nous arrivons à Bastia vers 7h30 quand le soleil se lève, quand les couleurs sont chatoyantes, accueillantes. Le réveil est un peu militaire. Une annonce au micro et quelqu’un frappe à votre porte. En effet, il faut libérer la cabine 45 minutes avant le débarquement et pas intérêt à traîner.
La Corse : la découverte commence
35 km et nous arrivons à notre pied à terre à San Nicolao, côte est de la Haute Corse. Nous avons réservé un bungalow tout confort dans le Camping Merendella. Je vous en parle plus tard.
Première balade sur la plage
Couleurs magnifiques d’un lever du soleil qui nous souhaite la bienvenue.
Étang de Chjurlinu-Biguglia
Notre première visite pas trop éloignée. L’étang de Chjurlinu, situé près de Biguglia, est une zone humide riche en biodiversité. C’est un lieu important pour de nombreuses espèces d’oiseaux, notamment des migrateurs. La région offre également des paysages magnifiques, avec des vues sur les montagnes environnantes et une végétation variée.
Nous n’avons rencontré qu’un couple de promeneurs et donc, en cette période, cela ne semble poser aucun problème pour que notre chien puisse gambader en liberté. En haute saison, je pense que de nombreuses parties de cette réserve sont interdites aux chiens.
Nous avions prévu de découvrir la grande plage de la Marana et y faire une grande balade. Cependant, nous avons réalisé qu’il y avait encore énormément de familles avec enfants, couples … encore trop de monde pour laisser Urielle courir en liberté. A quelques kilomètres se trouve la plage de Pinetto. Beaucoup plus sauvage mais idéale pour une belle balade avec You en liberté.
Nous faisons une halte gustative et désaltérante dans un restaurant en bord de plage, La Pagode. Une grande et magnifique terrasse ombragée avec vue sur la mer. Du personnel charmant et un accueil VIP pour Urielle.
Erbalunga
Notre première découverte du Cap Corse nous mène à Erbalunga, Charmant village de pêcheurs situé sur la côte est du Cap Corse, à environ 10 kilomètres de Bastia. Ce petit village est célèbre pour son cadre pittoresque, ses ruelles étroites, ses maisons en pierre et sa vue imprenable sur la mer Méditerranée. Il est souvent considéré comme l’un des plus beaux villages de Corse et a inspiré de nombreux artistes et photographes au fil des années.
C’est très agréable de découvrir ce pittoresque village hors saison touristique. Il y a peu de gens dans les ruelles et cela ajoute au côté charmant.
Histoire
Erbalunga a une longue histoire, qui remonte à l’époque médiévale. Il servait autrefois de port important pour les échanges commerciaux dans la région. Le village possède une ancienne tour génoise, construite au XVIe siècle, qui est l’un de ses monuments les plus emblématiques. Cette tour, bien que partiellement en ruine, témoigne de l’histoire maritime et des défenses côtières mises en place par les Génois pour protéger la Corse des invasions de pirates et d’autres envahisseurs.
Architecture et Paysage
Les ruelles pavées d’Erbalunga sont bordées de maisons en pierre aux volets colorés, et certaines d’entre elles datent de plusieurs siècles. Le village s’étend le long d’une petite presqu’île, entourée de criques rocheuses et de plages de galets. L’atmosphère est calme et authentique, avec des barques de pêche colorées qui flottent dans le port, ce qui renforce le charme rustique du village.
Costello
Sur la route d’Erbalunga, nous avons fait un crochet qui valait le détour, le village de Costello. Initialement, nous pensions pouvoir y visiter un ancien chateau, mais il ne reste que des ruines qui sont inaccessibles (enfin, si elles sont accessibles, nous n’avons pas trouvé).
Costello est un petit hameau niché dans les collines du Cap Corse, entouré de paysages verdoyants et de montagnes escarpées. En arrivant, nous avons tout de suite été séduits par le calme et l’authenticité de cet endroit préservé. Costello est un lieu où l’on peut encore ressentir la Corse traditionnelle, loin de l’agitation des grandes villes et des stations balnéaires. Ici, les vieilles maisons en pierre, recouvertes de toits de lauze, se fondent dans le décor naturel, rappelant l’architecture typique des hameaux corses qui ont su préserver leur caractère à travers les siècles.
Au cœur de Costello, nous avons parcouru les ruelles étroites, bordées de murets de pierres sèches et de petites maisons fleuries. Chaque tournant offre une nouvelle vue sur la nature environnante, un panorama de collines boisées et de maquis qui s’étendent à perte de vue. Le silence n’est rompu que par le chant des oiseaux donnant au village une atmosphère paisible, avec la silhouette du chateau qui domine le village.
Urielle a pu se désaltérer à une vieille fontaine à eau qu’il faut encore activer avec une manivelle.
Cette chapelle, située sur les hauteurs du Cap Corse, est un lieu de dévotion empreint de légende. Selon la tradition, la chapelle doit son nom à un miracle : en plein été, de la neige serait tombée pour indiquer l’endroit où elle devait être bâtie, inspirant un pèlerinage local en l’honneur de la Vierge. Ce petit édifice, construit en pierre, se fond dans le paysage montagneux et offre un cadre paisible et spirituel. L’intérieur, simple et intime, est décoré d’icônes, de cierges et d’une statue de la Vierge, où les visiteurs viennent prier ou se recueillir.
Chaque année, le 5 août, les habitants célèbrent la fête de Notre-Dame des Neiges avec une messe, des processions, et des chants traditionnels, suivis de repas partagés en plein air. C’est un moment fort de rassemblement et de partage pour la communauté, ancrant encore davantage la chapelle dans les traditions corses.
Corte
Ce matin, direction Corte, en plein cœur de l’île. Corte est nichée dans les montagnes, pratiquement au centre de la Corse, entre Ajaccio et Bastia. Elle se situe vraiment au carrefour des routes principales qui traversent l’île, ce qui en fait un lieu de passage incontournable, mais aussi un point de rencontre entre les différentes régions corses.
La route pour y arriver depuis San Nicolao est déjà une aventure en soi. Elle serpente à travers des paysages spectaculaires, traverse des vallées parfois recouvertes d’un épais maquis et longe des falaises imposantes. À chaque virage, on découvre un panorama différent, plus sauvage et escarpé. Plus on monte vers l’intérieur des terres, plus on sent que la Corse révèle un autre visage, authentique et préservé. Après un peu plus d’une heure de route, on aperçoit enfin Corte, entourée de montagnes impressionnantes, comme un petit joyau au cœur de l’île.
En arrivant dans la vieille ville, on est tout de suite happés par son ambiance unique. Les ruelles pavées, les maisons aux volets colorés parfois un peu usés par le temps, les balcons où pend le linge. C’est ici que Pascal Paoli a fondé l’université de Corse au 18e siècle, quand Corte était la capitale de la Corse indépendante.
On a flâné dans les ruelles, découvrant toutes sortes de petites boutiques artisanales qui racontent la Corse en une bouchée. Ici, les produits sont encore préparés de manière artisanale, comme autrefois.
Avec You qui attire encore tous les regards adminratifs ou étonnés ou apeurés, nous avons entamé la montée vers la citadelle. Ce fort, qui domine Corte depuis le 15e siècle, a été construit pour surveiller la région et protéger la ville contre les envahisseurs. À son sommet, on s’est arrêtés pour admirer la vue. De là, on voit les montagnes corses à perte de vue, les forêts, et la ville de Corte blottie en contrebas. C’est comme si, depuis cet endroit, on pouvait embrasser toute la beauté et la force de l’île d’un seul regard.
En redescendant, on a croisé une maison liée à l’histoire de Napoléon Bonaparte. Bien qu’il n’ait jamais vécu à Corte, sa famille y avait une maison, car à l’époque, Corte était le centre névralgique de la Corse.
Arrivés sur la place Pascal Paoli, un endroit plein de vie, nous avons trouvé une table à l’ombre sur la terrasse du restaurant « A Scudella » et commandé des plats locaux, juste ce qu’il fallait pour reprendre des forces après cette belle balade. You en a profité pour faire une sieste bien méritée.
Ce moment de tranquillité, au cœur de Corte, a été la parfaite conclusion de notre visite.
Avant de quitter Corte, on a pris un dernier instant pour admirer la vue et savourer cette atmosphère si spéciale. Corte est vraiment une étape incontournable lors d’un séjour en Haute-Corse.
Sur la route de retour vers le camping, on a trouvé une rivière … de quoi se détendre un peu les papattes.
Une journée pas si tranquille
Lors d’une journée ensoleillée durant laquelle nous n’avions ni l’envie de visiter ni celle de rouler pendant des heures, nous souhaitions trouver un restaurant sur la plage, les pieds dans l’eau. Et bingo ! En cherchant sur le Net, nous avisons un petit coin qui nous semblait paradisiaque : le restaurant Riva-Bella. Idéalement situé entre la mer et l’étang de Terenzana, cet établissement fait partie du Domaine et camping naturiste Riva-Bella. Les barrières à l’entrée nous ont amenés à penser que le passage en voiture était réservé aux résidents. Qu’à cela ne tienne, nous sommes entrés à pieds et avons pris la direction du restaurant annoncé à une distance de 650 mètres. Quelle ne fut pas notre surprise de constater que 2 lamas nous observaient avec grand intérêt (surtout Urielle). Nous avons vite fait d’avancer sous l’oeil des curieux.
Quelques centaines de mètres plus bas, nous pensions arriver à bon port. Hélas, les 2 lamas de l’entrée n’étaient qu’un échantillon comparé à la dizaine de lamas en liberté qui nous attendaient. Que nous allions d’un côté ou de l’autre, ces satanés animaux nous suivaient, trop habitués à l’humain et leurs caresses probablement. Malheureusement, nous ne pouvions atteindre le chemin vers le restaurant sans traverser le groupe des lamas ! Ils font front, imperturbables et avec You, nous n’étions absolument pas rassurés quant à l’issue de cette situation. Nous avons donc rebroussé chemin et sommes repartis à la recherche d’un autre petit coin de bonheur tranquille.
Conclusion : si vous vous rendez dans cet endroit, n’hésitez pas à vous renseigner à la réception, car il est fort probable que l’accès en voiture y soit autorisé pour se rendre au restaurant.
La plage de Tallone
Pas découragés pour un sou, nous reprenons la route, toujours à la recherche d’un petit resto les pieds dans l’eau. Sur notre chemin, nous faisons un petit crochet sur la belle et sauvage plage de Tallone. Depuis le parking, on y accède par un sentier, facile d’accès et bien balisé au travers de l’épais maquis qui nous laisxe entrevoir la mer turquoise.
Je prends mon courage à deux mains et me jette à l’eau, en espérant inciter You à me suivre un peu dans l’eau. Ce sera résolument peine perdue. La grande préfère me regarder au sec … « Mom, je t’attends ok ? Mais je t’ai à l’oeil ! » Tout à l’extrémité de la plage se trouve la tour génoise de Diane. On peut faire la balade jusqu’au bout de la plage, ce qui nous donne une certaine perspective, mais on ne peut s’y rendre directement. En effet, la plage de Tallone est séparée du site de la tour par un bras de mer, impossible à franchir à pieds (je pense).
L’étang de Diane
En tournant le dos à la mer, nous découvrons l’étang de Diane. Situé sur la côte orientale de la Corse près d’Aleria, ce site est un lieu magnifique de 550 hectares où nous avons fait une balade avec You. Ce vaste lagon tranquille, riche en histoire est réputé pour ses huîtres et ses moules, nous a offert un moment de paix et de nature.
You a adoré explorer les bords de l’étang, pataugeant dans l’eau fraîche avec plaisir. En plus d’être un site naturel d’une grande beauté, l’étang de Diane joue un rôle crucial pour la région.
Son activité ostréicole et mytilicole est essentielle à l’économie locale, perpétuant des savoir-faire anciens tout en soutenant les habitants de la région.
Ayant aperçu la tour de Diane au loin, nous décidons de nous y rendre … toujours à la recherche d’un break gustatif. Nous commençons à avoir un peu l’estomac dans les talons ! Sur la route, nous avisons un restaurant : Aux coquillages de Diana. Un endroit magnifique constuit sur pilotis au dessus de l’étang. Il s’agit plutôt d’un restaurant gastronomique, spécialité de fruits de mer évidemment. Le seul hic, pas de terrasse ouverte, le restaurant était complet, mais ils nous acceptaient volontiers avec notre grande si nous patientions un petit 1/4. Pour les amoureux de fruits de mer, cet endroit doit être magique. Mais nous avions envie de passer du temps dans un endroit plus chill. On repart mais on a toujours pas mangé !
Enfin, un restaurant !
J’ai l’impression de vous raconter notre traversée du désert à la recherche d’une oasis avec de l’eau ! C’est un peu exagéré évidemment, mais il faut quand même savoir que, en s’y rendant fin septembre/début octobre, tous les établissements ne proposent plus les mêmes prestations. Certains sont déjà fermés pour la saison, d’autres ferment plus tôt particulièrement en bord de mer.
Mais à force de persévérance et l’estomac criant famine, nous trouvons enfin notre petite perle : le restaurant 20270 Chez Mathieu
On l’a attendu mais cela valait la peine. Personnel top, au petit soin pour You évidemment et pour nous aussi (accessoirement). Bref ! Le top. Il commence à faire un peu frisquet, mais le soleil est là et le vin blanc aussi.
La tour génoise de Diane
La tour génoise de Diane, érigée en 1582, est située à l’extrémité d’une langue de terre sablonneuse entre l’étang de Diane et la mer, près d’Aléria, en Corse. Cette position stratégique permettait de surveiller les approches maritimes et de protéger la région des incursions barbaresques.
Construite sous l’autorité de la République de Gênes, la tour faisait partie d’un réseau de fortifications côtières destinées à défendre l’île contre les pirates. Les tours génoises, généralement circulaires et mesurant entre 12 et 17 mètres de hauteur, étaient conçues pour permettre une communication
visuelle entre elles grâce à des signaux de feu ou de fumée.
Le bras de mer qui sépare la tour génoise de Diane de la plage de Tallone est un chenal naturel qui relie l’étang de Diane à la mer Tyrrhénienne. Ce passage d’eau est important pour l’écosystème local, car il permet un échange constant entre les eaux douces de l’étang et les eaux salées de la mer, favorisant ainsi une riche biodiversité marine. Ce chenal est essentiel pour l’ostréiculture et la mytiliculture de la région, car les courants y apportent des nutriments nécessaires à la croissance des huîtres et des moules. Cette configuration naturelle crée un paysage unique, où le bleu de la mer contraste avec les rives de sable et la végétation sauvage, offrant un cadre idéal pour des promenades ou des explorations en bateau autour de la tour et des plages environnantes.
La journée se termine et finalement, nous qui voulions une journée sans trop de kilomètres, nous en aurons quand même roulé 80. C’est ça la Corse, la découverte !
Centuri
Petit port de pêche situé au nord-ouest du Cap Corse, réputé pour son authenticité et ses langoustes, Centuri nous a donné envie, ce matin, de prendre la route et d’aller à la découverte. Le village se trouve à environ 90 kilomètes du camping Merendella à San Nicolao. Nous décidons de longer la côte est, comme nous l’avons fait pour aller visiter Erbalunga.
Au départ et jusque Bastia, la route est paisible et presque trop facile. C’est au delà que cela se corse – oops ! normal, on est en Corse.
Mais à mesure que nous pénétrons dans le Cap Corse, le paysage change radicalement. Les routes deviennent plus sinueuses, s’accrochant aux montagnes qui plongent vers la mer. Chaque virage dévoile une nouvelle perspective : des collines couvertes de maquis, des villages perchés, avec la Méditerranée en toile de fond. La conduite sur ces routes de montagnes demande énormément d’attention et de concentration, alors que l’envie me démange de profiter du paysage. Certaines parties de route ne sont pas sécurisées et l’on peut imaginer le pire à la moindre distraction. Un coup de volant malheureux et c’est le grand plongeon. Un peu frustrant qu’il n’y ait pas plus de bas-côtés et de possibilités d’arrêts … La vue est tellement spectaculaire que le trajet est une découverte, un voyage à lui seul.
Ces 3 heures de route nous ont fait découvrir des paysages magnifiques : falaises escarpées tombant dans la mer, montagnes recouvertes de maquis denses, criques turquoises … toute la beauté sauvage et parfois rude de la Haute Corse.
La route nous offre également un très joli panorama sur la belle plage de Pietrocorbara. Nous avons failli nous y arrêter mais nous trouvions qu’il y avait encore trop de monde pour y lâcher You sans laisse. Nous avons passé notre chemin et avons admiré les bleus d’en haut.
Arrivés à Centuri, nous découvrons le petit port bordé de maison colorées, des petits bateaux et barques flottants doucement sur l’eau.
Le village s’étend le long d’une côte rocheuse, entourée par des collines verdoyantes et des montagnes. Centuri a conservé une architecture traditionnelle, avec ses maisons de pierre et ses ruelles étroites, typiques des villages corses. La pêche est un pilier de l’économie locale, notamment la pêche à la langouste, pour laquelle Centuri est particulièrement renommé. Le tourisme joue un rôle important dans l’économie du village et nous sommes ravis d’être en fin de saison à l’abri du tourisme de masse qui vient s’agglutiner sur les terrasses autour du port. L’ambiance est tranquille, sereine et reposante. You prend la pose dans les ruelles colorées.
Nous avons pris le temps de manger en terrasse au bord de l’eau et avons repris la route en sens inverse.